Mélanie me disait hier soir (enfin ce soir, mais hier puisqu'après minuit) qu'il lui semblait que je n'écrivais que la nuit. C'est amusant parce que Mélanie, à ma connaissance, ne passe pas souvent par ici. Peut-être a-t-elle peur de laisser des commentaires ? Bref, nous jouions à plusieurs à un jeu populaire et j'étais le meilleur indice pour faire deviner le mot "blog". Nous étions réunis pour le départ de Anne. Anne c'est une fille vraiment bien en fait. Le genre de personne qu'il faut apprivoiser pas à pas, de peur de l'effrayer (un peu comme Mélanie si j'y réfléchis bien, mais là encore, tout le monde est à apprivoiser pas à pas non ?).
Sauf que Anne, il y a peu de chance que je la revois. Je ne veux pas être négatif, mais j'ai vécu assez de départs et d'éloignements pour savoir qu'entre sa possibilité de revenir à Montréal et la mienne d'aller au fin fond de l'Abitibi, il n'y pas de quoi gagner un pari. Ce n'est pas grave, les départs ça arrive, celui-là est un peu plus douloureux parce que je ne m'y attendais pas vraiment, ou plutôt, peut-être espérai-je un autre dénouement.
C'est un peu étrange, c'est la première fois, je pense, que je ressens vraiment le départ de quelqu'un comme d'autres ont pu ressentir mes propres départs, de France, du Canada, de Tunisie. C'est si facile de partir, parfois ce serait aussi plus simple. Alors est-ce que c'est cela qui m'empêche de dormir ce soir ?
Non, certainement pas, j'ai d'autres raisons d'être fui par le sommeil mais je les écris ailleurs. Je me réjouis de ce qu'à notre ère, personne n'est jamais très loin tant qu'une connexion internet existe, mais je sais déjà ce qui va arriver, je sais déjà que la distance s'établira, que l'année passée à s'apprivoiser se fera de plus en plus infime tandis que nos vies se dévoileront devant nous. Je l'ai vécu tant de fois, avec tant de personne. Je le vis en ce moment avec des êtres chers, même si nous nous battons pour que cela n'arrive pas. Certes, pour l'instant nous avons l'ascendant, mais le temps a tout son temps.
Je me réjouis de ce que je suis vivant. Au moins ai-je cela. Je vis, j'existe plutôt que d'être apathique.
J'espère que la distance ne sera pas trop lourde à porter pour toi toute seule vis-à-vis de tous les autres, c'est tout.
Au revoir Anne.
3 réactions:
touchant...
j'attendais une réaction de l'interessée ? :o mais elle vient pas ? :o je pense à de la censure
:p
quoi qu'il en soit, c'est très mignon, oui :3 alors bouge-toi
L'intéressée..., Anne ? Non elle est sûrement timide c'est tout. Mais bon, nous avons depuis longtemps défini les limites de notre amitié, c'est pour cela qu'elle a fleuri je pense.
Il n'y a, pour une fois, pas de sens au-delà de ce qui est écrit.
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